ces choses dans lesquelles on devrait arrêter de s’enfermer (homme, femme, pingouin ou méduses inclus)

J’ai très bien vécu 2020.

Si, si.

Ce qui peut paraître étrange, compte tenu de ses bouleversements, mais allez savoir, les débuts de la fin d’un monde, moi, çà me donne des ailes (j’autorise les gens pour qui cela n’a pas été le cas à m’envoyer des sceaux de caca virtuels. Je vous assure, c’est libérateur).

J’ai eu la chance d’être confinée avec un entourage de qualité incluant :

  1. Un chat poilu, pour qui plus de monde à la maison signifiait automatiquement plus de chances de se voir donner des trucs bons à manger.
  2. Des colocataires de qualité (qui ne s’offusqueront pas de cette deuxième place, car ils savent très bien qui régnait en maître sur le cœur des habitants de notre humble demeure), aux goûts sans failles (vous connaissez beaucoup de gens vous, aussi doués pour organiser des soirées films et cookies maison, créer des chansons sur des pizzas aux anchois, que des chasses aux œufs en chocolat d’anthologie ?)
  3. Une terrasse qui a concentré tous nos soins (et notre dernière gueule de bois pré-confinement).
  4. Un avocat nommé Norbet (je ne suis pas peu fière d’avoir ici donné la vie pour la première fois).

Cette année a aussi donné lieu a des transformations profondes, et à des reconnections inespérées (allant de recentrages créatifs, professionnels, émotionnels, à celle de la confection de pain aux graines de tournesol. Oui, oui, je fais aussi partie de ces gens, mais à ma décharge, je faisais toutefois du yoga avant le coronavirus).

Mais allez savoir pourquoi, ce funeste mois de janvier 2021 s’est ouvert sur l’exploration de pas mal de nuances sur la palette du ras le bol… de ces moments d’absurdité châtoyants, en passant par des camaïeux de désespoir quant à l’état du monde, sans oublier le simple dégradé de plein le fion.

Outre une exposition aux nouvelles de ma terres natale (celle où à défaut de voir la lumière au fond du tunnel, on tente tant bien que mal de savourer les plaisirs d’un bon fromage avec un verre de vin en contemplant le fond du trou), j’ai eu des envies. Plein d’envies.

La première a été celle de m’isoler, avec tous mes proches dans une lamasserie, loin d’une nouvelle Hydre de Lerne moderne : de celle qui essaie de vous dévorer le cerveau en toute quiétude, tout en trimballant ces écailles visqueuses et dégueulasses, tout en poussant des cris propres à vous glacer l’âme (un mélange de : « Je suis pro-masque ! », « Pas moi, c’est une arnaque ! », « Bill Gates veut nous injecter des puces dans le cerveau !!! « !, « Vive le vaccin ! « , « À bas le vaccin ! »).

Les autres relevaient de choses qui appartenaient à une ère qui, pour la première fois, semblaient s’éloigner de manière inexorable. Celle des voyages du monde d’avant :


1. Faire des high five à des écureuils à Hyde Park et me bâfrer de poulet Katsu curry au Wagamama. 🐿️
2. Contempler les splendeurs de ruines athéniennes, et me perdre dans le moelleux d’une moussaka du Gostijo. 🇬🇷
3. Faire des assemblages de Lego quelque part à Copenhague et déguster le meilleur carrot cake de ma vie. 🍰
4. Éclater des bulles dans les rues d’Amsterdam et manquer de mourir d’un doux sentiment de diabète et de joie sucré.🧼
5. Se rendre compte qu’il s’est arrêté de pleuvoir miraculeusement depuis cinq minutes sur les routes du Connemara, en profiter pour immortaliser le moment, se reprendre la pluie et aller déguster un cheesecake d’anthologie près de l’abbaye de Kylemore.🐑
6. Faire des photos à Bucharest avec l’Empereur Trajan, se rendre compte que le sculpteur a eu un accès de pudeur farfelu à son égard, mais bizarrement pas avec les tétons de sa louve, et marcher dans les rues en compagnie d’un délicieux gogosi.🍆
7. Manquer de perdre un doigt à cause du froid, puis se prendre pour une viking, et découvrir des gaufres à se rouler par terre à Oslo. ⛵

Mais telle Arya Stark se voyant demander : « Que dit-on aux dieux de la mort aujourd’hui ? », mon esprit larmoyant, lorsqu’il s’est vu poser la question: « Que dit-on aux dieux de la dépression aujourd’hui ? », s’est révolté en répondant :

C’est pourquoi, j’ai décidé de partager avec vous ces quelques petites réflexions, qui, en tant qu’être humain (mais allez savoir, peut-être qu’une loutre passant par là y trouvera de quoi se distraire en grattant nonchalamment son petit ventre duveteux) pourront peut-être vous donner un peu d’allant.

Je ne prétends à rien, mais ces considérations m’ont fortement aidée. Puissent-t-elles vous être d’un quelconque intérêt (sinon, vous pouvez toujours allez consulter ces recettes Tasty, pour vous envoyer des snacks sains).

Allez, je me lance…

Ce n’est pas parce que certaines choses n’allaient pas en 2019 qu’il faut continuer à faire avec en 2021….

Entendez par là que si vous étiez enfermé dans une relation qui ne fonctionne pas, un travail qui vous laisse exangue, des blocages créatifs, une indéfinition quant à votre avenir en 2019, il faudrait voir à ne pas se servir de 2021 comme paravent. Il y a énormément de choses qui échappent à votre contrôle dans votre existence, mais d’autres restent à votre portée : ce que vous vous infligez parfois, plus ou moins consciemment.

J’entends bien que ni le contexte général, ni vos situations respectives particulières, vous permettent de tout larguer pour partir dans un voyage mystico-spirituel au fin fond de la forêt amazonienne pour retrouver votre essence, tout en vivant heureux en pagnes et de délicieuses petites larves rôties.

Il y a cet appartement que vous ne pouvez quitter du jour au lendemain, les petits êtres qui peuvent dépendre de vous, cet ingrat de chat qui demande à ce que son lot de croquettes lui soit dûment servi chaque jour.

Mais si 2020 doit apporter une leçon à l’humanité, c’est peut-être bien celle de l’honnêté que l’on se doit à soi-même.

Peut-être bien que nous vivons la fin d’un monde, d’une ère.

Peut-être bien que nous vivons la possibilité d’un renouveau, d’une nouvelle donne.

(Peut-être est-il possible d’ajouter du fromage dans ces snacks sains ???)


1. MA RELATION SE MEURT / JE SUIS LÀ PARCE QU’IL LE FAUT BIEN / OK, CE N’EST PAS LE GRAND AMOUR MAIS….

Et donc…

Vous avez peur de la solitude, du manque de l’autre, de ce que l’on peut penser, des difficultés logistiques d’un changement d’appartement ?

Je ne vous cacherai pas que l’heure n’est pas la plus propice à folâtrer sur Tinder ou à la magie des rencontres.

Mais peut-être qu’il est temps d’apprendre à vous sentir bien avec vous-même, de prendre un bon recul critique et de savoir ce que vous attendez en premier lieu de vous, avant de vouloir imposer à une autre personne de combler les vides, voire pire, de prendre en compte l’opinion générale.

Vous auriez voulu, vous, que quelqu’un, quelque part en 2018 vous dise qu’il/elle reste avec vous parce que bon, vous êtes comme ce doux canapé Ikéa, si usé mais si familier à la fois. Que diable, vous seriez un vieux hamster borgne à trois pattes, je ne dis pas, mais admettez que Covid ou non, cela ne fleure pas très bon la lavande.

Si votre situation affective entraîne des choix de relation dans lesquelles vous vous sentez coincé, pensez à ce que vous auriez fait dans le monde d’avant pour y remédier (Ce qui, en effet, devra exclure, d’aller faire la tournée des bars avec les potes pour y voir un peu plus clair).

Pour le reste, des tas de gens célibataires se sont accomodés de cette période pour faire un point sur eux-mêmes (Et pour certains, se masturber. Beaucoup.), certains qui étaient au bord d’un précipice en sont ressortis, plus unis et plus forts que jamais (Et heureux de pouvoir se masturber à deux, gaiement). Et des ruptures et des histoires d’amour ont eu lieu en temps de guerre, et même dans les camps de concentration. Alors imaginez…


2. JE HAIS MON TRAVAIL, MAIS BON… COVID, QUOI….

Votre situation professionnelle vous donne envie de manger des clous ? Vous préfèreriez que l’on vous roule dessus en tank plutôt que de vivre une journée de plus à faire ce que vous faites ?

Peut-être que la situation mondiale bien pourrie est suffisante pour ne pas en rajouter, non ?

2020 et 2021 vous ont potentiellement servi des bons petits plats de couleuvres à avaler, mais sous couvert d’une belle bouse aux couleurs de limitation de la vie sociale, elles vous aussi offert le cadeau ultime : celui du temps. Et dieu sait que les confinements et couvre-feu divers et variés en sont souvent remplis. Ou s’il vient à en manquer, le moment est sans doute propice à l’élimination de certaines activités parasites.

Étant née et ayant grandi dans une dans une ère quasi sans Internet (mais où quelques uns étaient propriétaires de cette spécificité française technologique nommée le Minitel), l’accès à des contenus de choix, des tutoriels de tout poil a été une véritable révolution. Que vous souhaitiez apprendre à faire votre propre magret séché, coudre vos propres chaussettes, perfectionner vos insultes en anglais, ou vous occuper d’un écureuil, Internet a très certainement quelque chose à vous offrir. À vous de savoir lui demander, et d’éviter les écueils d’une énièmes vidéos de petits chats mignons (je ne suis personne pour juger, les vidéos de petits chiens poilus sont le miel de mon existence dans ce monde cruel) :

a. Rendez vos réseaux sociaux utiles et non des perturbateurs de temps et d’énergie : Avez-vous vraiment besoin de recevoir les notifications des ces adorateurs de palmiers ? Ou cet enième magasin en ligne de chaussures végétales ? Et si vous vous forciez à couper votre téléphone au moins une heure, voire plus par jour (il se peut que le dernier GIF de votre ami Roger puisse attendre jusqu’à demain matin. Sauf si Roger est bien sûr à l’article de la mort… Mais pourquoi vous enverrait-il alors un GIF de cactus qui danse ??), et si vous appreniez à vous déconnecter autrement ? Car oui, après sa journée de travail, le temps consacré aux autres, et à ne pas se laisser bouffer par le stress environnant, votre esprit à besoin de temps disponible. Accordez-en lui de qualité. Pour pouvoir le mettre au travail sur des choses productives.

b. Relativisez quant à votre ego et à votre stress pro : La première chose à faire est de prendre du recul. Vous n’êtes pas indispensable au monde du travail. Avant vous, sont passés des tas de travailleurs. Après vous, en passeront sans aucun doute des miriades. Même si vous êtes un inventeur de génie, un créateur hors pair, l’employé ou le manager du mois, le monde est déjà en train de créer une personne avec autant de compétences que les vôtres. Alors, respirez un grand coup. Ca va aller. Faites votre travail, faites le bien, et considérez que le monde ne va pas s’écrouler si vous souhaitez passer à autre chose, ou faire un break.

c. Profitez de ce moment spécial dans l’histoire de l’humanité pour tisser du lien véritable. Même dans un contexte pro : Longtemps, j’ai admiré de loin le travail d’artistes, de créateurs, rédacteurs de divers horizons, et me suis dit que jamais je n’oserai les contacter pour leur partager mon ressenti, leur demander des conseils sur comment survivre à la peur de la page blanche, à l’échec, et à tout un tas d’autres trucs. Si tel est votre cas, et pour avoir finalement franchi le cap, sachez que cela fonctionne. Gardez simplement à l’esprit que :

  1. Ces gens là sont eux-aussi dôtés du même système intestinal que le vôtre. Ils sont humains avant tout.
  2. Eux aussi ont parfois la vie d’une amibe des bois en cette période singulière, et ne sont pas exemptés des restrictions actuelles : ce qui veut dire du temps à combler, et du temps pour connecter. Pour de VRAIES connections.
  3. Si vos contacts restent lettres mortes, vous n’en mourrez justement pas (allez donc vous offrir un petit toast de beurre de cacahuète, et hop, ça repart).

Et quelle meilleure source d’information que ceux qui font ces choses dans lesquelles vous adoreriez vous lancer ?

3. JE DOIS ÊTRE UN HOMME, UN VRAI.

Il est saississant de voir ce qui peut être reproché à nos congénères dôtés d’un pénis (je n’ai jamais aimé le mot teub, pour tout vous dire), ces brutes sans âme au sexe conquérant, coupés de leurs émotions, sans égard pour les créatures énamourées qui croiseraient leur chemin…. versus ce qui leur est demandé au sein de notre société, soit : de conquérir le monde armés de leur pénis et d’une hache, d’être fort en toutes circonstances (parce que hein, bon, les émotions c’est pas ce qui va leur permettre d’acquérir des stock options), d’avoir de bien beaux abdos, une bien belle voiture, et un compte en banque supérieur à tout autre contributeur das le foyer, leur permettant de signifier par là-même que leur virilité est intacte.

Chers pénis, la bonne nouvelle, c’est que vous pouvez basculer du côté obscur… La vie, ce n’est pas une perpétuelle course aux échalottes, du plus grosse ta montre sera, plus grand ton sexe croîtra. Vous aussi vous avez le droit à la vulnérabilité, vous aussi vous avez le droit de demander une épaule sur laquelle vous reposer, vous aussi vous avez le droit de recevoir des compliments (consentis et approuvés) sur vos fesses, vos jolis petits ventres durs ou moelleux. Vous aussi votre corps peut-être célébré autrement qu’une machine à donner des baffes ou des orgasmes. Vous aussi vous avez le droit de ne pas faire le premier pas, de ne pas être sollicité immédiatement pour allumer un barbecue, faire du feu, changer une roue de voiture, ouvrir un pot de confiture, réparer un lavabo, engager l’idée de joyeux ébats. Vous aussi vous avez le droit de faire l’étoile de mer si vous en avez envie. De vous tartiner de crème. De vous faire masser les pieds. De porter du rose, des cheveux longs, ou des barrettes, si cela vous plait.

Et chers pénis, vous avez également le droit d’être éduqués comme des personnes modernes. On sait que vos hormones et que votre pénis sont parfois durs à contrôler dès lors qu’un peu de peau apparente est montrée. Tant que le tout reste dans votre pantalon, vous savez, on ne va pas se formaliser, nous ne sommes pas à une érection près. On sait très bien que vous n’êtes pas tous des violeurs, mais on aimerait que l’on vous apprenne à savoir dans quelles circonstances garder pour vous votre érection, vos regards, vos blagues grasses, plutôt que vos consoeurs apprennent à se couvrir, à éviter ce qui peut provoquer chez vous la dite érection. Les ennuis quoi.

Et puis aussi, vous avez le droit de savoir ce qu’est un clitoris, un cycle menstruel, le papillomavirus parce que, vous savez-quoi, le papillomavirus aime beaucoup les pénis aussi…).. Vous pouvez demander vous savez, c’est toujours un plaisir de partager des connaissances, mais aussi la responsabilité de la procréation, des risques de grossesses, et des MST.

Vous n’avez pas à être ce que l’on attend de vous. Si l’autre vous aime fort, viril, bien mis et impeccable 24h/24, 7j/7, et bien c’est une question de goût. Et personne ne devrait imposer comme universel un goût particulier.


4. JE DOIS ÊTRE UNE FEMME, UNE VRAIE.

Il est également fou de voir le nombre de choses qui peuvent être reprochées à nos congénères dôtées d’un vagin, ces jolis petites fleurs fragiles, aptes à manier aussi bien le mascara que le biberon, la guépière et la tenue d’écolière sage, ces créatures aux émotions débordantes, aux menstruations abondantes et aux petits doigts fins et délicats…. versus ce qu’il leur est imposé par la société et ce qu’elles s’imposent à elles-mêmes, soit : être l’âme d’un foyer, celle qui est aussi performante au lit, au bureau, et pour s’occuper du repassage des affaires des petits.

Celle qui est dure à l’extérieur, mais douce tout de même à l’intérieur, parce que les filles trop difficiles sont celles qui deviennent ces vilaines sorcières de conte de fée. Celle qui doit avoir des enfants, un mari, ou tout de même quelqu’un dans sa vie, parce qu’on le sait très bien, elles ne peuvent pas se suffire à elles-mêmes. Celles qui ne doit pas trop jouer à Indiana Jones, parce que non, l’aventure, c’est pour ceux qui ont un pénis. Celle qui doit porter des talons, ne pas trop traîner en short long ou en hoodie, même si c’est confortable, parce qu’il faudrait voir à rester féminine tout de même (sauf que si vous observez la femme dans son habitat naturel, il y a de fortes chances que 99% du temps, elle ne se promène pas en petite nuisette sexy et talons hauts).

Celle qui doit porter dans son sac de quoi prévenir toute catastrophe à venir (des mouchoirs pour tous les nez de l’univers, un miroir, de quoi manger, de quoi effacer les brillances, de quoi écrire, des choses en cas de règles impromptues, de quoi vivre en Laponie).

Chers vagin la bonne nouvelle, c’est que vous pouvez basculer du côté obscur… La vie, ce n’est pas une course perpétuelle aux échalottes, du plus doux sera ton sourire, plus charmante tu seras, et plus ton aura croîtra. Vous aussi vous avez le droit de vous servir de vos mains pour faire autre chose que des choses douces. Vous aussi vous avez le droit d’avoir les cheveux courts, un corps sans seins, un corps sans fesses, un corps avec trop de seins, avec trop de fesses, le corps qui est le vôtre. Vous aussi vous avez le droit à la force, à prendre la parole, à croiser vos jambes en posant votre pied sur le genou, à faire le premier pas. Vous aussi vous avez le droit de porter des hoodies, de ne pas porter de maquillage de savoir mener des raids contre une armée d’orques sur WoW, d’avoir envie de sexe, là, tout de suite, de vous promener dans les rues, où que vous vouliez, dans la tenue que vous souhaitez, sans avoir peur. Vous aussi vous avez le droit d’écrire, de diriger, de décider.

Et chers vagins, vous avez également le droit d’être éduquées comme des personnes modernes. De regarder vos consoeurs avec bienveillance, de savoir désexualiser votre corps, de voir au-delà de ce qui est habituellement cultivé en vous. D’apprendre à dévisser des armoires, ouvrir des pots de confiture, partir en sac à dos, et considérer votre visage, là, sans fard, sans artifice, comme ce qu’il est : à vous, unique. Pour toujours.

Et puis aussi, vous avez le droit de ne pas attendre qu’un pénis connaisse tout de votre anatomie, intuitivement. Vous pouvez montrer, demander, c’est agréable de partager des connaissances, vous savez. Et vous avez le droit de parler fort si vous en avez envie, et surtout de dire non. C’est important.

Vous n’avez pas à être ce que l’on attend de vous. Si l’autre vous aime douce, tendre, bien mise et impeccable 24h/24, 7j/7, et bien c’est unequestion de goût. Et personne ne devrait imposer comme universel un goût particulier.



5. JE DOIS RÉUSSIR, POUR ÊTRE UN ÊTRE HUMAIN, UN VRAI.

Au moment de votre dernier soupir, il y a peu de chances que vous vous souveniez de ce dernier « deal » que vous avez closed lors du dernier « quarter ». De votre mention honorifique au baccalauréat. Des jambes que vous avez épilées ou non le 7 janvier 2020. Du poème que votre enfant n’a jamais réussi à apprendre par coeur en CE1, de cette story instagram parfaite que vous avez posté une fois en vacances.

Lors de mon dernier soupir, je me dis que je regretterai certainement de ne plus pouvoir goûter aux délices de ces gaufres d’Oslo, de ne plus pouvoir babiller sur ma journée dans le creux d’une épaule qui sent bon un parfum que j’aime, d’avoir un dernier de ces fous rires avec ma mère (CF: le dernier, concernant les tests de PCR anaux), une dernière discussion sur une recette de poulet coco avec mon père, un dernier verre de vin, une dernière danse juqu’au petit matin avec mes amis. Mais j’espère être en paix avec tout cela, et n’avoir aucun regret majeur.

Et pour cela,j'es
père ne pas avoir eu peur de tester de nouvelles choses, de me confronter à mes peurs, de ne pas arriver à faire des choses, de ne pas comprendre aussi pourquoi cela n’a pas marché. D’avoir des ´succès, mais aussi tout un paquet de trucs qui ont foiré.

Pendant la quarantaine, un ami qui vit au pays des caribous m’a conseillé de regarder un documentaire sur des losers magnifiques, le fabuleux Anvil! The Story of Anvil :

Que la musique de ces types vous plaise ou non, je pense que ce docu devrait être obligatoirement porté à la connaissance de tous les jeunes, et moins jeunes, du monde entier.

Parce que la vie, la vraie, ce n’est pas celle qui vous est donnée à voir sur les posts impeccables d’Insta (mais je ne vous apprends rien, même ma peau grasse est immédiatement matifiée par mon téléphone, sans que je le lui demande). Ce ne sont pas ses success story de gens qui s’efforcent tellement, et qui au bout du compte, voient tous leurs efforts récompensés. Ce n’est pas non plus ces gens qui obtiennent la gloire, la beauté, la vie éternelle en un claquement de doigts (même Highlander a du découper des têtes, ou Dracula boire du sang, pour y parvenir…).

Je n’ai vraiment pas la science infuse, loin de là. Mais si je devais conclure à propos de tout cela, je considère que si les gens se souviennent en parlant de moi d’une personne fort sympathique, honnête avec elle-même, envers les autres, et qui aimaient les gâteaux… Et bien mon existence sera déjà réussie au-delà de toute espérance (N.B : J’espère qu’il ne s’en trouvera pas un pour se remémorer de la magnifience de mes listes… Quoi que…).



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